Quand c'est noir, c'est que c'est cuit!

Expériences culinaires et gustatives en Nouvelle-Zélande: une place toute particulière est réservée aux ratés et à tout ce qui n'est pas bon. C'est plus drôle.

29 novembre 2007

L'envers du décor ou tout ce que Nadine de Rotschild vous cache

Au menu: timbales de courgettes au saumon, suivies d'un bœuf bourguignon, d'un plateau de fromages, pour terminer par un roulé à la fraise ou, tiens, une crème renversée au caramel.

Voilà ce que j'arrive à concocter, en invitant des personnes différentes à chaque fois, menu qui peut me durer quelques mois sans me creuser trop la cervelle.

Mais là où le bât blesse, c'est lors de l'élaboration de tous ces petits plats savoureux.

En effet, lorsque les invités arrivent, le salon est accueillant, les couvertures destinées à protéger les canapés beige inconsidérément achetés par Monsieur P. quand j'avais le dos tourné, ont disparu, un fumet appétissant flotte, des bougies sont allumées, reflétant leur flamme dans le ventre bombé des flûtes à champagne disposées sur la table du salon, à côté de petites bricoles apéritives fabriquées maison.
Le couvert est déjà mis, quelques roses du jardin dans un vase, la musique d'ambiance flatte l'oreille sans l'agresser, et les enfants sont éjectés à l'étage, une fois gavés de pizza, laissés à regarder un film avec mission d'être invisibles (et inaudibles) et ils auront du dessert demain.
La maîtresse de maison, coiffée et maquillée discrètement, arborant des frous-frous fleurant bon une maison de parfum française, accueille les hôtes avec le sourire, l'air reposé et ravi. Moi.
Sauf que.

Le scénario habituel se déroule ainsi: le matin du grand jour, consultation des recettes et élaboration de la liste de courses. Dans l'ordre des rayons du magasin, on est organisé ou on ne l'est pas. Ma pâte à pain est prête dans son saladier, je décolle.
La majorité des denrées achetées, tour dans le deuxième établissement où j'ai l'espoir de trouver quelques ingrédients essentiels en rupture de stock dans le premier supermarché. Tout ça en courant pour éviter que ce qui mijote dans le coffre ne pourrisse pas irrémédiablement avant le retour vers la maison et le réfrigérateur.
Ça y est, tout est là, il est déjà … oulàlà! Midi! Et je n'ai encore rien fait!

Déballage express des quarante sacs pleins, et c'est l'heure d'aller récupérer Li à son kindergarten. Pas le temps d'aller chez le coiffeur, de toute façon c'est un rêve que je caresse à chaque fois, inaccessible et incroyable, comme de gagner au loto.
Une fois mademoiselle récupérée, puis nourrie d'un bol de nouilles et d'un yaourt, je me mets au travail. Monsieur P. me fait la grâce de ne pas rentrer déjeuner, il sent le vent du boulet, et ces jours-là, je ne le vois pas.

Une fois les timbales de saumon préparées, je me retrouve à la tête d'une cuisine fleurant le poisson, en compagnie du parfum du bourguignon qui mijote. Il est déjà trois heures, je cours chercher Pi et Ma à l'école, laissant derrière moi un chantier innommable.

Le saumon est gras et juteux, avec un peu de chance j'ai laissé tomber le plastique côté beurre par terre, les ciseaux de cuisine dérapent dans les mains et gisent au fond de l'évier. Les moules à timbales les côtoient, par-dessus s'empilent la poêle qui a servi à cuire les courgettes, la râpe qui les a râpées, la planche à découper les courgettes, la deuxième planche pour débiter la viande à bourguignon, les trois couteaux de taille croissante que j'ai utilisés car les deux premiers ne coupent plus rien, les deux saladiers dans lesquels j'ai préparé la pâte à pain, les six cuillères en bois qui ont servi à ces diverses préparations. Il y a de la farine sur le plan de travail, la plaque de cuisson est couverte de projections d'huile, de beurre, des petits bouts de courgette se sont sournoisement échappés et me narguent, collés à mort sur les trucs à gaz, ou, par terre, n'attendent que mon pied pour me faire effectuer un triple axel sur le carrelage.

Je parlemente avec le four pour qu'il atteigne les 240° nécessaires à la cuisson du pain: "Tu vas chauffer, bourrique? Une demi-heure, tu mets une demi-heure pour arriver à 200°, tu crois que j'ai des actions chez Meridian-Energy?". Je finis toujours par: "Saleté de four". Ça dégage bien.

Je convainc mes enfants avec la tendresse d'une mère attentive d'aller jouer dans leurs chambres : "Vous allez me débarrasser le plancher, oui? Nan, vous n'avez pas besoin de goûter, filez, ou bien emportez du chocolat et du miel dans vos chambres, disparaissez, je ne veux plus vous voir!"

J'appelle Monsieur P. au bureau pour m'assurer qu'il va bien "Alors? Tu rentres, oui? Faut que t'achètes du vin, du lait, de l'huile, deux kilos de farine, y'a plus de sucre, grouille! Quoi? C'est moi qui ai la voiture? Et alors?"

Ayant ainsi disposé des bonnes volontés des uns et des autres, je me replonge dans mes recettes. Remplies de fallacieuses indications du style "faire blanchir les jaunes avec du sucre", ce qui donne toujours chez moi un mélange jaune. Blanchir est-il un terme totalement dénué de connotation visuelle? Ou est-ce la coquille qu'il faut employer?

Une fois Monsieur P. docilement rentré, je le charge de quelques menues tâches allant de la direction du cheptel (doucher les enfants et les bourrer de la pizza précitée) à l'élaboration du plateau de fromages. Le compte à rebours a commencé.
Le couvert n'est pas mis parce que la nappe n'est pas repassée. Oui, pour de graves questions de gestion de mon temps libre, le linge à repasser est stocké dans un sac qui prend des allures de balle de coton, en général quand il est mûr il tombe du dessus du lave-linge où je le case, loin de ma vue.
Repassage accéléré, puis couvert mis en courant.
"Aaaaaahhh! Mes bouchées pour l'apéro! "
-Quoi? Tu n'as pas fait d'apéro? (Monsieur a le sens de l'à-propos dans ces situations d'urgence).
- Flûte, flûte, flûte (pour le confort de lecture, j'ai remplacé le terme plus scatologique employé dans ce cas), pousse-toi de là, où est ma plaque?

Evidemment, ma plaque de four trône au sommet de la pile de vaisselle sale qui commence à déborder de l'évier, impossible à laver car sinon l'eau, qui ne peut atteindre le fond directement, rejaillit de tous côtés jusqu'à la table de la cuisine. Tant pis, je lave et j'éclabousse.
- T'as vu l'heure?
J'avale un début d'étouffement de rage, et répond en grinçant des dents: "Prépare plutôt le salon!".

Suivent un certain nombre de sollicitations "Comment tu enlèves les couvertures? (en les tirant, c'te question!) Oui, mais comment tu fais ensuite? (tu les plies, t'as fait l'armée, non?) Où je les mets? (en boule dans l'escalier, on s'en fiche, y'a plus le temps!) On met quels verres? (On a dit qu'on buvait du champ', tu veux préparer des cocktails ou quoi?) Y'a une tache (non mais et puis quoi encore?)".

En général, j'ai fait le dessert d'avance; en cas de crème caramel ou de tarte Tatin, j'ai en plus, dans ma collection de vaisselle sale, la casserole à caramel, qui a invariablement cramé et devra tremper trois jours avant que je ne me décide à faire bouillir de la Javel pour récupérer mon ustensile.

- Il est l'heure, je vais me changer!, annonce Monsieur benoîtement, alors qu'échevelée, la sueur au front, couverte de taches malgré le tablier qui de toute façon, faute d'être attaché, n'a servi à rien, je m'escrime à décoller mes bouchées apéro de la plaque parce que, distraite par le feu roulant de questions, j'ai un peu oublié que le four, une fois chaud, a tendance à chauffer de plus en plus. En grattant un peu, je récupère la majorité de mon œuvre.

Ventre à terre, je cours me changer, un pchitt de parfum pour couvrir l'odeur mêlée de saumon -courgettes-oignons-lardons-caramel-fromage-produit vaisselle-coulis-de-fraises, selon le menu établi. Démélage express avec le pchitt pour rendre lisse et brillant (c'est marqué dessus), du truc sur les yeux avec un petit coup de brosse à cils dans l'œil parce qu'il n'y a pas de raison d'éviter ça aussi, quelques vêtements qui ne soient pas des haillons et hop! Toc toc toc, les voilà!
Et retour à la description du départ.

Et ce qu'il y a de bien, c'est qu'ainsi, je peux trier mes invités: pas de deuxième tour pour ceux qui chipotent, laissent du foie gras sur le côté de l'assiette ou picorent parce qu'ils sont au régime. Quand on vient chez moi, on mange. Sans discuter.

Posté par Pimali à 22:11 - repas - Commentaires [31] - Permalien [#]

Commentaires

    Maintenant il n'y a plus qu'à nous dire comment tu fais pour récupérer ta cuisine après un tel carnage ! hi!hi!
    En tout cas pas besoin d'être une femme d'affaires pour connaître le stress !
    Bravo pour le menu, je ne discute pas et je veux bien venir manger! ;o)

    Posté par vivement, 29 novembre 2007 à 22:56
  • Dis, comment tu as fait pour mettre TA webcam dans MA cuisine ?
    Esperluette qui ne dort toujours pas mais qui rigole toute seule dvant son écran.

    Posté par esperluette, 30 novembre 2007 à 03:43
  • coucou Pimali!
    j'ai vu pire chez moi!si si c'est possible!mais maintenant suis à la retraite et plus facile pour m'organiser!ton récit m'a bien fait rire!merci

    Posté par Mamicha, 30 novembre 2007 à 07:19
  • !!!!!!!!!!c'est drôle!!!!ton récit pourrait être copié-collé chez moi!!!!quel stress à chaque fois!!!mais finalement on doit être un peu masochistes....puisque on récidive!!!!

    Posté par piki, 30 novembre 2007 à 08:26
  • Bonjour

    J'ai beaucoup ri en lisant ce post et tout est comme chez moi.Je me dis toujours que je ne sais pas cuisiner sans avoir une montagne de vaisselle pour un plat effectué(et raté quelquefois!),mais ce qui me console c'est que je ne suis pas la seule.
    Continue de nous amuser,je ne me lasse pas de te lire.
    Nounouchouette

    Posté par nounouchouette, 30 novembre 2007 à 09:03
  • Bonjour !
    De blog en blog j'ai atterri sur celui-là hier : j'ai trop ri ! et j'ai tout lu ! du coup je n'ai rien fait de l'après midi...
    Et ce post... ça ressemble aussi à ce qui se passe chez moi : la cuisine transformée en champ de bataille après la défaite, la table pas prête, et Amour De Ma Vie qui me regarde tout étonné "ben, t'es pas prête ? ils arrivent !"
    LittleJulie

    Posté par littlejulie, 30 novembre 2007 à 11:04
  • Merci

    Hihihi
    Tu vas mettre notre industrie pharmaceutique sur la paille!!!
    Et zou les antidépresseurs!!!!
    Un petit Pimali le matin et tout va bien.
    Bisous Cri-cri

    Posté par Cri-cri, 30 novembre 2007 à 11:30
  • A pleurer de rire!!

    Ou pleurer tout court, c'est selon...

    Chez moi c'est la confection de desserts qui met ma cuisine et mes vêtements dasn cet état-là, mais je les prépare la veille pour avoir la paix.

    Quand l'homme est présent, je l'ennuie pour qu'il me donne un coup de main, mais en général ça dégénère de "tu veux bien me couper un oignon s'il te plait, ça m'avancerait" à "mais bon sang, c'est pourtant pas compliqué, toi tu mets trois heures à hacher un truc, bon laisse moi faire ça ira plus vite, pendant ce temps regarde la poêle pour que ça ne crame pas". S'ensuit un "chérie, ça prend une couleur bizarre" et moi "arrête le feu et sors de la cuisine".
    Sinon dans les bons jours, quand je suis organisée et en avance (menu simple et apéro + dessert faits la veille) il vient m'enquiquiner parce que je ne fais pas la vaisselle au fur et à mesure.
    Parce qu'il faudrait que ça aille vite ET que tout soit nickel.
    Et quand il veut aider il lave justement la cuillère dont je me sers pour touiller au moment où ça menace d'attacher...

    Ah, ces hommes, on les aime mais en cuisine on ne fait pas bon ménage...

    Posté par Nadine, 30 novembre 2007 à 11:39
  • Je veux bien venir manger, moi! Je promets de rien laisser de mon assiette

    Posté par Antiblues, 30 novembre 2007 à 12:07
  • que du bonheur!

    encore une fois tu nous réjouis avec tes " déboires".C'est fou comme je me suis reconnue.
    Au fait à quand l'édition de tes oeuvres? ça devrait avoir un succès digne du Goncourt.
    Dany

    Posté par Dany, 30 novembre 2007 à 15:58
  • Y'a vraiment des kiwis qui rechignent sur ce que tu leur a préparé !!?? Le pire c'est que je me représente bien le tableau ! Ah là là, pourquoi faire autant d'effort lorsqu'il suffirait de leur servir une farandole de chips sur une part de gâteau au chocolat..

    Posté par Virginie, 30 novembre 2007 à 17:51
  • Y'a vraiment des kiwis qui rechignent sur ce que tu leur a préparé !!?? Le pire c'est que je me représente bien le tableau ! Ah là là, pourquoi faire autant d'effort lorsqu'il suffirait de leur servir une farandole de chips sur une part de gâteau au chocolat..

    Posté par Elana, 30 novembre 2007 à 17:52
  • Tiens c' est hyper marrant, Virginie et Elana ont écrit exactement la même chose aux points d' exclamation et interrogation près, à une minute près. Deux soeurs jumelles?

    T' es presque une hôtesse parfaite. Je te trouve quand-même un peu mère indigne. Ben voui, tu cloîtres tes enfants pendant tout le temps des préparatifs alors qu' ils auraient été tant ravis de t' aider à repeindre ta cuisine du sol au plafond, à participer à la débandade culinaire, d' autant que les invités dans ces cas-là n' osent plus faire la moindre remarque.
    -Ah bon, c' est ton fils qui a fait cette mer... veilleuse sauce?, ah d' accord, hum, très bien fiston, t' as de l' avenir toi!

    Gros bisou ma chérie, ton écriture est splendide, le scénario si bien décrit et bien enlevé, t' as vraiment un don.

    Posté par Nandou Guanaco, 30 novembre 2007 à 18:19
  • Ah, suis pas la seule à mettre un tel bordel dans la cuisine qu'in n'y trouve plus rien, alors?

    L'an dernoier à Noel, j'ai paniqué... Je trouvais plus mon bloc de foie gras. L'avais bien sorti du frigo, mais il avait disparu dans l'amoncellement de choses qui encombraient table et paillasse!

    Posté par moizelle_jeanne, 30 novembre 2007 à 18:20
  • Comme mon premier commentaire avait buggé

    J'aime beaucoup votre manière de parler des enfants et encore plus de les gérer.

    Le cheptel...


    Sans parler de votre cuisine.
    Tout ceci m'a(vait) ouvert l'appétit.

    Posté par Docteur Peuplu, 01 décembre 2007 à 00:11
  • C'est bien internet quand ça marche!

    Posté par fafane, 01 décembre 2007 à 11:46
  • Oufffffff !! J'ai bien cru que tu n'arriverais jamais à être prête à l'heure !!! J'ai beaucoup stressé avec toi, je crois même que j'ai essayé de te donner un coup de main en faisant la vaisselle pendant que tu te changais !

    Bravo pour tes qualités d'écrivain et certainement de cordon bleu aussi. Je me suis bien amusée en te lisant et je crois que je vais revenir souvent "prendre l'air" chez toi.
    Amitiés
    Michèle

    Posté par Miechambo, 01 décembre 2007 à 12:34
  • Oh commeje comprends

    C'estun peu moins pire chez nous vu que la case "salle de bain" ne me concerne que médiocrement:je suis toujours beau et nickel , enfin je le pense!Pour les mini loups ,le truc qui tueDT rissolées et confit de canard avec un bon stock de glaces :une paix royale!même avec les héritiers des amis .Surtout si on y ajoute des vidéos et des jeux sur PC. Le menu me convient tout à fait .Mais si vous passez en Lorraine un de ces siècles à venir je pourrais vous en proposer un autre .Bon séjour au pays du kiwi en délire.
    Amicalement
    Bénédict

    Posté par Bénédict, 01 décembre 2007 à 23:32
  • la honte soit sur moi

    C'est moi qui fin octobre avait fait un commentaire désobligeant sur l'orthgographe de provocant. Et bien, je viens me couvrir la tête de cendres, après un dîner avec Bonisa et sa moitié, j'ai vérifié et l'adjectif ne s'écrit pas comme le participe présent. La honte soit donc sur moi. Je m'incline vermisseau que je suis. Le reste du commentaire reste valable: continue à nous faire rire avec talent et j'attends la publication en volume.

    Posté par Ben, 02 décembre 2007 à 00:28
  • Ça vous parle, dirait-on!

    Quel déferlement de commentaires! Je doute que le Goncourt comporte la catégorie "littérature de cuisine", mais sait-on jamais....

    Surtout qu'il me faut absolument un relecteur du calibre de Ben, qui par contre ne devrait pas changer d'avis, surtout quand il a raison! Sur l'article "pikelets anti-rides", il a noté mon utilisation erronée de l'adjectif verbal "provocant", alors que, bien entendu, je voulais utiliser le participe présent "provoquant". Erreur corrigée!

    Ceci dit, je suis meilleure en syntaxe, moi, car on a été bien peu à comprendre que le mot "provocant" inclus dans ton commentaire était une citation, et pas un avis sur ma façon d'écrire!!

    nananèreu!


    Je rajoute, cette fois sur mon texte actuel, que bien peu de kiwis ont eu les honneurs de ma table (Monsieur P. et moi sommes des sauvages, on trie), mais ceux reçus ont tout mangé en se léchant les babines... (ou en faisant semblant, on s'en fout, du moment qu'on en a l'impression!)

    J'ai bien aimé une expression que je regrette de n'avoir pas trouvé la première, expression trouvée sur le forum Marmiton où je rigole bien: "Il y a des maris qui ont l'air d'être en vacances dans une maison inconnue". Excellente définition dans certains cas...

    Posté par Pimali, 02 décembre 2007 à 01:34
  • Vous avez dit cataclysme beresinesque?

    Pimali, j'ai l'impression de lire mon clone dans ton récit.
    Chez moi aussi les facétieux petits morceaux se collent à la plaque de cuisson, les matières grasses s'en donnent à coeur joie et je passe sur le reste, la même chose sous d'autres latitudes.
    Quant à la bonne volonté des maris inefficacement efficaces, j'en aurai aussi à dire... le mien est particulièrement doué pour transformer la cuisine en inventaire à la Prévert. Là où je n'utiliserais que deux bols et une cuillère, il lui en faudra au moins le triple.
    Mais voyons, Zamour, tu sais bien que je range tout, ensuite....... Ben pardi, sauf les ustensiles sournois qui resteront sur la table, le plan de travail ou en perdition au fond de l'évier......J'ai connu quelqu'un qui ne lavait jamais ni les bols ni les saladiers au lave-vaisselle, sous prétexte qu'on lavait du vide. Mais mon homme n'a pas cette vision des choses. C'est à croire que les objets utlisés se dérobent à son regard.
    Est-ce aussi pour çà qu'on les aime, ces hommes là?

    Quant à ton menu, bien rodé, garde-le, il semble faire l'unanimité !!
    Moi, j'aimerais bien avoir la recette des timbales...... ici ou /et sur la péga, c'est envisageable ???

    Gros bisous, ne change pas tu es parfaite ainsi! )

    Posté par Poulopau, 02 décembre 2007 à 10:33
  • Timbales et confit de canard

    J'en remets une couche (on dirait un forum, cette page de commentaires!):

    - La Poule, je te passerai la recette sur le forum de la Pégazule (ceux intéressés n'ont qu'à cliquer sur le lien en bas à gauche, si, là, sous votre nez, à gauche on vous dit);

    - Benédict, pas de provocation inutile avec ton confit de canard.
    Oyez, oyez, le confit C'EST PAS PERMIS CHEZ LES KIWIS!
    Faites vôtre cette maxime, y-z-en veulent pas, c'est plein d'os qui pourraient donner la fièvre aphteuse, la rage et le scorbut à leurs moutons (enfin, c'est ce que j'ai compris). Pas de confit. Fini le confit. Aux oubliettes, le confit (heureusement, y'a le foie gras).

    Posté par Pimali, 02 décembre 2007 à 19:35
  • quand on veut monter au mat de cocagne, il faut avoir les fesses propres

    Honte à nouveau sur moi qui ai écrit dans ma ectif de mon commentaire Moi qui avait pour moi qui avais. C'est promis, je ne ferai plus de commentaires de ce genre.

    Posté par Ben, 02 décembre 2007 à 19:55
  • encore plus fort...

    ...quand t'es étudiante, que tu as cuisiné tout l'aprèm avec ta colloc pour tes neuf amis qui arrivent, quand au moment de dresser la table tu te rappelles que tu possèdes 4 assiettes, 4 jeux de couverts et 3 verres.

    Le truc sympa c'est d'appeler tout le monde, leur dire d'emmener leur vaisselle et des chaises (parce que bien sur, seulement 4 chaises à la maison). Et l'amusement suprême : rendre tout à tout le monde à la fin.

    Y a même plus d'envers du décor, c'est un bon vieux chaos général et Nadine de Rotschild meurt sur le coup

    (merci pour les petits mots)

    Posté par louline, 02 décembre 2007 à 23:16
  • la lecture de tes chroniques m'épuise mais je doit être maso car j'en redemande !...
    mes enfants petits, j'ai perdu de vue des tas d'amis pendant quelques années pour éviter ce genre de stress, mais c'est pas grave on les retrouve après.
    un petit conseil : un bourguignon peut se préparer la veille ou l'avant veille, il n'en est que meilleur réchauffé

    Posté par claire, 03 décembre 2007 à 13:52
  • Je pensais être unique...

    ...mais à la lecture de ton récit et de certains commentaires, bein non, finalement je suis ..."normale", comme beaucoup.
    Bravo, tu décris très bien la situation.

    Posté par silvia, 03 décembre 2007 à 16:58
  • Mea Culpa

    Pardon,pardon,pardon......et encore pardon!Vous pas me tapper! C'est vraiement des "........" pareils? Pas de confit? Dire que c'etait mon petit dîner avec petit dernier adoré qui aime toutmêmeleslégumesdumomentqu'ilyadurôtiouduconfitmaislefoiegrasçalefaitaussi.Bon ,là pâtes ou PDT même combat tout fait ventre . Au fait : le confit de kiwi ? Si on te livre quelques kgs de graisse d'oie ou de canard sur une plage déserte........Bon on ne va pas relancer la polémique .
    Amitiés
    Bénédict.

    Posté par Bénédict, 04 décembre 2007 à 21:38
  • Coucou Pimali !
    Effectivement, on est beaucoup à se reconnaître dans ton récapitulatif de journée pré-invitation ! Post-invitation, c'est pas mal non plus quand il faut tout ranger et remettre tout en ordre !
    Bizz

    Posté par Béné, 05 décembre 2007 à 12:04
  • la cerise sur le gâteau

    Tout ça me rappelle un soir où j'avais un peu de retard, 19h :les amis devaient arriver vers 19h-19h30...un coup de sonnette, je me précipite vers la salle de bain... mon mari vers la porte... c'étaient mes trois loustics qui - sentant le stress de leurs parents - avaient marrant de nous jouer ce tour. On n'avait pas apprécié! Ils ont peut-être oublié, pas nous!

    Posté par fafan, 06 décembre 2007 à 18:22
  • on n 'oublie pas!

    Désolée, Fafan, un telle chose ne s'oublie pas!! J'ai en tête le souvenir jubilatoire du même tour joué voilà bien longtemps à nos parents... A environ une minute de l'heure suppposée d'arrivée des invités, elle cherchant son rouge, lui se coletinant avec sa cravatte, la tête pensante et ainée des enfants (pas moi!) a proposé de faire retentir la sonnette... On est sorti dans le jardin, avons ouvert la porte... et observé le résultat. "Ils arrivent!" Ont suivi un sprint vigoureux à travers le rez de chaussée puis une foulée légère mais vive (4 à 4) vers le haut de la maison pour échapper à la ire paternelle... qui de toute façon ne pouvait s'assouvir, vu que le noeud de la cravatte était à revoir, les glaçons de l'apéro encore au congèle, et tout et tout... Quel bonheur d'être enfin un peu vaurien! Pour une fois!La source du pur plaisir. Non, Fanfan, ça ne s'oublie pas... Demande à Pimali!

    Posté par nenou, 11 décembre 2007 à 22:34
  • si, j'ai oublié...

    Noir total sur le sujet... Quel dommage! et on a survécu à un truc pareil?

    Posté par Pimali, 15 mai 2013 à 18:36

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