Quand c'est noir, c'est que c'est cuit!

Expériences culinaires et gustatives en Nouvelle-Zélande: une place toute particulière est réservée aux ratés et à tout ce qui n'est pas bon. C'est plus drôle.

04 mars 2008

Tagada, tagada, voilà Pimali!

Ouille! le temps passe! L'automne s'installe sur Wellington, les préparatifs de départ pour l'hémisphère nord commencent à se préciser, alors le blog continue à brûler doucement dans son coin sans que je m'en occupe...

A présent, voici la solution du Tagadatsointsoin, attendue avec impatience par les foules.

Les six informations absolument inintéressantes sur mon compte étaient les suivantes:

1) Oui, j'avoue, j'ai tout bien lu et relu le Marquis, qui avait quand même dû être bercé près du mur pour trouver des inventions pareilles. L'amour à grands coups de fourchette dans les fesses peut avoir un certain charme, je le concède, encore faut-il que la fesse y consente.

2) Le sommet de la grâce féminine me semble être d'arborer des ongles polis, lisses et délicieusement arrondis, nacrés d'une touche de vernis qui ne s'écaille jamais.

J'ai renoncé depuis toujours à accéder à cet Olympe, quand par hasard quelques-uns de mes ongles arrivent à pousser en même temps à la même longueur, j'en casse systématiquement un, source inépuisable de filage de collants, de tirage de fils sur l'étole en soie irremplaçable que je chéris, sans oublier les griffures sur la chair tendre de mes enfants (aucun rapport avec le numéro 1, entendons-nous bien).

6) Encore un rêve: la blondeur éthérée, l'œil maritime et la taille souple et élancée. Au moins, je sais parler anglais, ça me console, et puis les blondes, maintenant, ont une telle réputation (les pauvres...) que je suis somme toute assez satisfaite de mon statut de brunette frisée rase-motte.

7) J'abhorre le miel.
Pour quelqu'un d'omnivore et de pas compliqué (on va dire aussi: de bien élevé) comme moi, c'est un hiatus étrange mais j'assume. Et puis il est rare qu'en société ou au cours d'un repas élégant, on propose soudain une tartine de miel. Auquel cas je l'avalerais avec le sourire (voir ci-dessus l'incise portant sur ma bonne éducation), mais je souffre dès qu'il s'agit d'étaler cette infâme pâte à l'odeur aigrelette sur le pain de mes enfants. Personne n'est vraiment parfait.

8) "Les Visiteurs": j'avoue. J'ai adoré.
J'ai aussi vu des films primés à Berlin et à Cannes, mais, euh, soyons honnêtes, je préfère les divertissements simples, la bonne rigolade (pas jusqu'à la 7è compagnie, quand même), les phrases-culte qui font partie intégrante du vocabulaire maison. Et puis, depuis l'inoubliable long-métrage, palme d'or à Cannes je ne sais plus trop quand, intitulé "La Sentinelle", au cours duquel on (Monsieur Pim et moi-même) a failli quitter la salle dix fois, retenus par l'espoir que l'histoire aller démarrer, foin des productions intellectuello-cinématographiques.

9) Alors là, je le dis sans honte, les blogs concernant uniquement des recettes me font pousser des soupirs d'ennui... Les seuls que j'aille voir de temps en temps sont ceux dont les auteurs écrivent d'une plume amusante, et enrobent leurs confitures de quinoa au beurre salé ou leurs macarons comme chez Ladurée, d'un peu d'humour ou de dérision. Sinon, j'ai Ginette Mathiot et mon site de cuisine fétiche Marmiton pour me donner de bonnes recettes, que je rate toute seule comme un grande.

Le loto du jour (euh... de la semaine dernière!) était donc: 1, 2, 6, 7, 8 ,9.

Je précise qu'Anouk Aimée est une actrice des années 60-70, plusieurs personnes m'ont fait la grâce de me dire que je lui ressemble: vu qu'elle a été plutôt jolie femme, j'accepte la comparaison. Tout en pensant que je suis bien mieux, et, bien malgré moi, plus jeune... Mais l'auteur(e) de mes jours, qui à la même époque était supérieurement ravissante, n'est pas madame Aimée!

Quant au bac... Allez, c'est loin derrière!

Je n'oublie que très rarement mes enfants à l'école, je suis tout au plus légèrement en retard, pas de quoi faire appel aux services sociaux néanmoins.

Je remercie au passage ceux qui ont pensé que j'avais épousé Monsieur Pim pour son argent: mon placement n'a pas été mauvais, mais à l'époque, j'ai complètement raté les partis susceptibles de m'apporter particule et maison de famille (château, quoi) en mariage. Tant pis, je reste roturière et dépendante de mon bulletin de salaire, délivré chichement bien que mensuellement, par Monsieur Le Ministre de l'Education nationale (je ne sais même pas son nom, ils changent tout le temps).

Quant aux élections présidentielles, j'ai l'impression qu'elles ont eu lieu il y a tellement longtemps que j'ai tout oublié.

Posté par Pimali à 06:52 - Jeu du ouikende - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


10 février 2008

TAG-ada-tsoin-tsoin!

Ainsi que certains l'auront peut-être remarqué, en ce moment je m'adonne aux joies de la dolce vita, du farniente et du "je bosserai demain" réunis.
Les vacances des enfants ont par bonheur pris fin, encore heureux que la Nouvelle-Zélande ait opté pour six semaines seulement de congés: on se demande quel insidieux travail de sape a été mis en place par les industriels du tourisme depuis 1936 pour que les vacances d'été hexagonales durent aussi longtemps. Sans oublier ces trimestres qui ne sont que trois en France, alors que le Néo-Zélandais, plus fort en mathématiques probablement, et surtout dont la logique saxonne s'oppose à notre fantaisie latine, a compris que pour faire une année, il fallait compter quatre trimestres.

Et l'industrie hôtelière ne semble pas s'en porter plus mal, les parents ont moins de soucis de garde d'enfants pendant de trop longues périodes et les chères têtes blondes sont moins fatiguées; il faut dire que la sortie de classe a lieu à 15h, heure au-delà de laquelle tous les enfants du monde sont incapables de se concentrer et de fournir un travail correct, mais passons.

Or donc, savourant un repos bien mérité après avoir conduit pendant ces six semaines ma progéniture, qui à la plage, qui chez les copains, ou en désespoir de cause au musée, je me retrouve soudain avec des devoirs de vacances.

J'avais bien pris soin de ne pas fréquenter ce blog, fruit incongru de mes méditations culinaro-touristiques, afin de ne pas voir de trop près les messages de reproche de mes quelques fidèles (je vais fonder une secte, tiens, envoyez donc un chèque pour que je vous explique comment adhérer) déçus de ne pas me lire.

Je ne suis pas employée d'un quotidien, attention! Pondre une chronique par jour contre un contrat juteux qui me paye des cocktails au bar du George V serait à ma portée, mais outre qu'aucun journal n'a encore réclamé mes services, je tiens trop à ma sacro-sainte liberté de ne rien faire. Gratuitement.

Mais on me traque, jusque dans ma boîte aux lettres électronique. L'auteur d'un blog que je visite avec plaisir car ses photos et les commentaires qui les accompagnent me ravissent, Antiblues a décidé de m'épingler! (on dit "tagué", en bon français).

Le but du jeu:
« Mentionner six choses sans importance sur soi,
Taguer six autres personnes en mettant leur lien,
Prévenir ces personnes sur leur blog respectif »

Ça risque d'être compliqué, je ne connais pas six blogs à viser, moi! Par contre, quelles seraient les informations sans aucune importance que je pourrais dévoiler sur moi? Tout est important.
Et surtout, qui cela intéresse-til?

Alors j'ai décidé de corser l'exercice: je vais affirmer douze vérités, seules six d'entre elles s'appliquent à moi.

1) j'ai lu tout Sade.
2) je voudrais avoir des griffes de sorcière mais mes ongles cassent.
3) j'aime les chats.
4) J'ai épousé Monsieur P. pour son argent.
5) j'oublie régulièrement mes enfants à l'école.
6) j'ai toujours voulu être blonde, mesurer 1,70, avoir les yeux bleus et parler anglais.
7) je déteste le miel.
8) j'ai vu au moins douze fois le film "Les Visiteurs".
9) les blogs de cuisine m'ennuient profondément.
10) je suis la fille d'Anouk Aimée
11) j'ai eu mention très bien au bac avec les félicitations.
12) J'ai voté Sarkozy.

Je rappelle aux mauvais élèves qui ne lisent pas toutes les consignes, que seules six affirmations sur les douze sont vraies, les six autres ne sont que fantaisie légère, encore plus savoureuses pour les membres de ma famille dont les visites gonflent mes statistiques et garnissent mes pages de commentaires.

Un panier garni (toujours le même: Vegemite imputrescible, excellente pour graisser sa chaîne de bicyclette, kiwis maintenant un peu lyophilisés mais certainement encore décoratifs, et une épaule d'agneau congelée invendue à Noël dernier) à qui m'annoncera les bons numéros. Et un Trancheur-de-pommes-en-neuf-quartiers-plus-un-trognon© en cadeau bonux. (voir ici pour les détails de l'offre)

Posté par Pimali à 04:02 - Jeu du ouikende - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2008

Euréka! Fiat lux! Fortes fortuna juvat!

Bien que Monsieur P. ait lâché le morceau environ douze minutes après que j'ai affirmé ne pas vouloir savoir de quoi il s'agissait, j'ai tenu à garder la vérité secrète jusqu'ici. Il faut dire que le fournisseur d'accès local semble avoir brusquement décidé de remplacer d'un seul coup tous ses câbles, et de ne pas en installer de nouveaux pendant une durée indéterminée. J'ai ainsi tenu ma langue pendant que les foules se déchaînaient et proposaient des usages aussi délirants que saugrenus. J'ai rongé mon frein devant un écran d'ordinateur qui ne reflétait que mon profond ennui, puisque l'accès au monde entier m'a été refusé pendant près de soixante-douze heures.

Ainsi, je suis enfin à même de féliciter les commentateurs supérieurement rusés qui ont déterminé d'office l'usage de mon bidule. Comme quoi, les cerveaux ne sont pas tous faits pareils, j'ai eu beau retourner l'engin pendant un bon quart d'heure, je n'avais pas percé le secret tout simple, à savoir qu'il s'agissait d'un Trancheur-de-pommes-en-neuf-quartiers-plus-un-trognon©.

Il faut dire que cela me faisait défaut, ma panoplie de la parfaite ménagère souffre encore de manques cruels. Mes copines et Bonnisa (encore) m'ont couverte de tabliers de cuisine, Noël m'a gâtée en ouvrages savants et moules de toute sorte, je me demande à qui le tour pour me fournir en toques de papier (avec des fleurs) et en pantoufles imperméables aux taches de gras.

Image_1

J'ai savamment concocté un montage de photos montrant les différentes phases de l'usage du Trancheur-de-pommes-en-neuf-quartiers-plus-un-trognon©.

D'abord, bien viser. Il faut poser le trou rond au sommet du fruit, veiller à ce que la queue soit au centre et les côtés harmonieusement répartis. Iil n'est pas recommandé de placer le Trancheur-de-pommes-en-neuf-quartiers-plus-un-trognon en diagonale, le résultat ne serait pas satisfaisant.

Poser ses deux mains sur chacune des ailes latérales du Trancheur-de-pommes-en-neuf-quartiers-plus-un-trognon©, que l'on aura eu soin de placer à droite et à gauche, et non pas selon une ligne perpendiculaire au corps. Exercer une pression ferme et constante vers le bas.

D'un mouvement continu, faire descendre le long du fruit le Trancheur-de-pommes-en-neuf-quartiers-plus-un-trognon©. L'appareil est conçu pour ne pas découper au-delà d'une certaine limite pour des raisons de sécurité, aussi lorsqu'une résistance se fait ressentir, retourner le Trancheur-de-pommes-en-neuf-quartiers-plus-un-trognon© et dégager en appuyant doucement sur la peau du fruit afin de terminer la découpe.
Et voilà! Neuf quartiers de pommes parfaits, et un trognon!

Que de temps gagné! Quelle présentation! Des heures d'amusement pour petits et grands! le Trancheur-de-pommes-en-neuf-quartiers-plus-un-trognon©, l'objet indispensable dans chaque cuisine, les vitamines des pommes sont préservées car il suffit de bien laver les fruits pour enlever le plus gros des pesticides, et vous pouvez consommer la peau en toute tranquillité!

Et quel gain de temps, d'énergie et d'argent: en une heure d'utilisation du Trancheur-de-pommes-en-neuf-quartiers-plus-un-trognon©, vos muscles auront pris un tonus inégalé, surtout grâce au programme de remise en forme progressif (trancher des pommes blettes, puis farineuses, ensuite bien mûres, vertes, et pour finir des Granny Smith) et aux fiches fournies avec votre Trancheur-de-pommes-en-neuf-quartiers-plus-un-trognon©;

N'hésitez plus! Comme Bonnisa, offrez un Trancheur-de-pommes-en-neuf-quartiers-plus-un-trognon©, léger, facile à utiliser et à laver, peu encombrant, un must have dans tous les tiroirs de cuisine modernes!

J'ai aussi eu un livre, à Noël. Pour lire.

Posté par Pimali à 06:35 - Jeu du ouikende - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 janvier 2008

Mon bidule de Noël à moi.

La Nouvelle-Zélande étant un pays éloigné et presque pas connu, sauf dans les supermarchés hexagonaux où l'on débite de la viande venant de là-bas, les services postaux français ont eu bien du mal à mettre sur les bons rails un colis expédié par les soins de Bonnisa, tantine chagrinée par notre éloignement et notre dénuement.

J'imagine bien les employés du bureau de poste tournant et retournant le paquet, se demandant d'un air ennuyé:
"Nouvellezélande, c'est pas une banlieue de la région parisienne, ça?
- Tu crois, Ginette, attends, je regarde...Nice, Nîmes, Niort, Nogent, 'u', c'est après 'o'?, mmmmmh, Noisy-le-grand... y'a plus rien après!
- Faut peut-être étendre la recherche sur le territoire?
- Oui, tu as raison, attends, je rentre "N-O-U-V-E-L..." deux 'l'? -L-E-Z-E-L-A-N-D-E. J'envoie..... Ben ça dit "il n'y a pas de nom correspondant à votre recherche!
- C'est pas croyab', ça! Les clients y-z-envoient des colis dans des bleds qui sont même pas dans l'annuaire!
- On va appeler le chef. C'est bien 1-2-3, son code d'appel? J'm'en souviens jamais!... Allô, chef, on a un problème avec Ginette... Oui, c'est Gérard, du service d'expédition... Non, mais, ça fait que quatre fois ce matin, chef! ... Ben.... On sait pas où envoyer un colis.... Y'a marqué un nom de ville qu'on n'arrive pas à trouver dans la base de données.... Oui, c'est le nom en gros écrit en bas de l'adresse... Au-dessus? ... Euh, il est écrit "Wel-lingue-ton", ça doit être le lieu-dit, vous pensez qu'il faut faire une recherche approfondie? Parce que la ville Nouvelle-Zélande, on trouve pas... Chef? Chef? Allô? "

Quelques temps plus tard, Bonnisa s'est inquiétée, à juste titre, de la non-arrivée du colis, expédié au tarif le plus cher (rien n'est trop beau pour nous) en Colissimo suivi. Armée de son reçu et de tout son courage, elle est allée s'enquérir de l'endroit exact où séjournait le colis.
- Un colis pour où, vous dites?
- Pour la Nouvelle-Zélande.
- Vous avez le reçu?... Merci. Alors il me faut aussi le récépissé, le ticket de carte bleue attestant de votre paiement, la facture qui vous a été délivrée et un extrait de naissance de moins de trois mois certifié conforme.
Son d'étouffement, puis:
- Non mais je ne veux pas m'expédier moi-même en colis suivi pour la Nouvelle-Zélande, je veux savoir où est celui que j'ai envoyé!
- Ah? Vous en avez déjà envoyé un? Et vous voulez savoir quoi, exactement?
- Puisque c'est un colis suivi, je voudrais bien savoir où il est en ce moment, car c'est pour Noël et on est le 24 décembre.
- Ah, mais c’est que je n’ai pas fait la formation pour les colis suivis, et ma collègue est en pause.
- Jusqu’à quand, la pause?
- …. Gineeeeette! T’es en pause jusqu’à quelle heure? Ah! … Elle arrive.
- Bonjour madame, vous avez le reçu ?... Booooon… Ah ! la Nouvelle-Zélande ! Oui, ça me dit quelque chose. Bon, voyons ça… Il est bien parti… Ah, voilà !
- Alors, où est-il, en ce moment ?
- Il est sorti du territoire, madame !
- Ouiiiiiiii ???
- Il est sorti, il n’est plus en France.
- J’avais bien compris, mais puisqu’il est suivi, je pensais qu’on pouvait le… suivre, non ?
- Ah, mais on ne peut suivre un colis qu’en France, madame.

Écrasée par la logique postale imbattable, Bonnisa a récupéré son reçu et a rejoint l’église Sainte-Rita pour y brûler un cierge.

Le petit colis a cependant vaillamment tracé son chemin à travers l’Europe, visité de nombreux centres de tri, lutté dans les neiges de l’Est, à moins qu’il n’ait pris un cargo battant pavillon panaméen pour traverser l’Atlantique, brûlé au soleil de l’Equateur quelque part sur le globe, et finalement embarqué dans une pirogue jusqu’au bureau de poste de Wellington.

Quelle bonne surprise de récupérer un beau colis en papier craft, un peu ridé, les coins arrondis, voire légèrement concaves, bardé de bande collante mais intact.

Et dedans, transporté à travers le monde civilisé, un mystérieux instrument à but certainement culinaire (c’est fou ce que j’ai pu recevoir comme livres et outils de cuisine à Noël) mais dont l’usage reste une énigme. Monsieur P. n’a pas résisté et couru vérifier sur internet ce que c’était, je reste stoïque et attend les suggestions des Bocuse, Vatel et autres Mères Poulard qui visitent cette page.

Alors, c’est quoi ce bidule ?

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30 juillet 2007

L'oignonade de la mer

Mettons fin à l'insupportable suspense du tarama.

A quoi s'attend-on quand on achète une boîte étiquetée "The authentic taste of Greece"? (le vrai goût de la Grèce). Innocemment, j'ai tartiné des toasts tout juste sortis du grille-pain de cette appétissante pâte rose, versé quelques gouttes de jus de citron pour peaufiner, observé que le tarama ne blanchissait pas sous l'effet de l'acidité (tiens?), et goûté.
Pouah, berk, yuk, qu'est-ce que c'est que ce machin?

J'ai, un peu tard, jeté un œil soupçonneux sur la composition, que je vous livre à présent:
12% d'œufs de morue, (enfin, dans les 12% il y a aussi de la farine de soja, du sucre -ben tiens, du colorant 124 et du sel).
Voilà pour le premier composant.
On a ensuite l'inévitable huile de canola, sans pourcentage, puis de la chapelure, qui est elle-même composée de farine, on s'en doute, d'émulsifiants (471 & 481), sans oublier le régulateur d'acidité 263 (on règule l'acidité dans la chapelure?).
Pour terminer, un peu d'acide citrique, de l'eau, et, attention les yeux, de l'oignon.

Oui, seuls les œufs de poisson ont droit à un pourcentage, mais je suppute que l'oignon rentre pour près de 75% dans la composition du taramasalata.

C'est pour cela que j'ai levé les yeux au ciel quand Li m'a réclamé sa tartine, et je précise que je n'avais sorti la boîte que dans le but de prendre une photo, pas pour la servir au petit déjeuner!

Je n'ai jamais regardé de bien près de quoi est composé le tarama qu'on trouve en France, mais il me semblait que le goût était quand même plus proche de celui d'une préparation à base de poisson, que de celui d'une purée à l'oignon... C'est long en bouche, à éviter pour les petits dîners en amoureux, rhédibitoire avec le champagne. Remarquons que j'aurais dû essayer avec de la vodka.

Petite traduction maison de la bafouille écrite par le producteur:
"Le taramasalata Elysian est une pâte à tartiner au caviar (sic) à la façon grecque, fabriqué à partir d'œufs de morue pêchée dans la Méditerranée. Cette recette authentique est utilisée depuis de nombreuses générations dans les villages des Sept îles." Ensuite viennent les conseils de dégustation.

En réaction j'ai fait des rillettes de thon, d'après un excellent fascicule intitulé "Recettes pour les garçons qui veulent épater les filles", que j'ai repris à mon compte car il ferait beau voir que mes garçons veuillent épater les filles à leur âge. Y'a le temps. Composition de mes rillettes: 60% thon au naturel, 30% fromage frais, 10% ciboulette, et un jus de citron.IMG_3728

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27 juillet 2007

Jeu du ouikende VII

Changeons de formule: je n'ai malheureusement (ou heureusement?) pas beaucoup cuisiné cette semaine, car j'ai troqué le tablier de cuisinière pour celui d'infirmière. Et il y en a encore pour une bonne semaine...
Mais à la demande pressante de certains lecteurs assidus et surtout désireux d'enfin recevoir le panier garni rempli de gourmandises néo-zélandaises, je relance un quizz!
Au passage, que personne ne s'inquiète de la durée de vie de la Vegemite. Je pense qu'elle se conserve jusqu'à ce que mort s'ensuive (mort du propriétaire du pot) et se transmet aux héritiers. Les kiwis, par contre, ont beaucoup perdu de leur éclat et le chocolat au feijoa attend chez le marchand que je l'achète pour l'heureux gagnant qui en voudra.
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Alors, jeu en deux parties: la première est plutôt facile, la seconde demande de l'imagination.
Quel est l'aliment contenu dans le petit pot?
De quoi est-il composé? Donnez au moins trois éléments. Les pourcentages sont bienvenus.

Je précise qu'à mon grand désespoir, Li a bondi lorsque j'ai sorti le pot du frigo pour le photographier, et m'en a réclamé une tartine pour son petit déjeuner.

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23 juillet 2007

Trop facile, pourtant...

Oui, je séchais, moi, pour le jeu de ce ouikende, mais mon regard a accroché un pauvre machin qui se racornissait en faisant des bulles sur mon plan de travail. De l'air de dire "Hé! Faut pas m'oublier! Blub, blub, blub."

Histoire de lui trouver une utilité, je l'ai transporté sur la table du salon où la lumière est meilleure (oui, plein nord), j'ai un peu pressé les bords du trou déjà existant pour faire sortit quelques bulles, mais je ne suis pas allée assez vite pour les prendre au vol. Et puis, ainsi que FraisePêche me l'a diplomatiquement fait remarquer, je suis pas vraiment bonne en photo. Non plus.
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Bref, ainsi que l'on peut le voir ici, il s'agit du fameux reliquat du panier gourmand mis en jeu voici plusieurs semaines, dont personne ne veut. J'ai déjà refilé la Vegemite à une copine désespérée dont les enfants en consomment (leur papa est néo-zélandais, ce doit être génétique), mais les kiwis attendaient dans un coin que quelqu'un en veuille.

Bon, depuis Li l'a mangé, j'ai bien enlevé tout le noir, en plus je pense que ça a donné du goût au fruit.

Posté par Pimali à 00:10 - Jeu du ouikende - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2007

Jeu du ouikende VI

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Encore un gros plan, mais je n'ai rien raté cette semaine! Si si. Et c'est pas tous les jours qu'on trouve des légumes maori, des tourniquets à farine ou des volailles au parfum de hareng.
Mon panier garni commence à être un peu moisi, sauf la vegemite qui doit être imputrescible. Si un jour l'humanité disparaît, par exemple après l'ultime bombe A, je soupçonne que les cafards et scorpions se nourriront de la vegemite survivante.

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16 juillet 2007

Meunier, tu dors...

De quoi pouvait-il donc s'agir? Tout simplement d'un instrument complètement hurluberlu, une moulinette à tamiser la farine et tout ce qu'on veut (de tamisable). J'ai d'ailleurs lorgné avec envie dessus pendant longtemps, me disant que posséder un truc pareil, s'il ne m'aidait pas à réussir de splendides gâteaux, décorerait avec originalité un coin de mon placard. J'ai hésité, balançant entre l'utilité du machin et l'envie d'être en possession d'un instrument ludique, exotique et anglo-saxon.

En effet, il me semble me souvenir qu'en France, on vend des paquets de farine tamisée, qui ne m'a jamais empêchée de faire de gros grumeaux rassurants dans tout ce que je confectionnais à base de farine. Alors, pourquoi tamiser ma grosse farine néo-zélandaise, hein?
Bon, il y en a qui font les soldes de façon compulsive, d'autres qui ne peuvent s'empêcher d'acheter des produits ménagers en pensant que ça leur épargnera le travail, et même il paraît que certains jouent à faire des enchères sur internet. Mon vice actuel, c'est les instruments culinaires. Et ce tamis, avec sa moulinette en bois tourné, sa graduation en 'cups' totalement inutile, et son aspect parfaitement rétrograde, je l'ai tout de suite pris en affection.
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Maintenant, il ne reste plus qu'à lui trouver un nom. Moulinette à farine? Tamisette? Anti-grumeaux? Tamiztout? Farinette? Zip-zip? (référence au bruit émis par la partie métallique à l'intérieur, quand elle passe sur le grillage), Pimalinette? (après tout, je l'ai découverte, non?).

Il me reste un vieux pot de Vegemite et quelques kiwis fripés, toujours pas gagnés depuis qu'ils ont été refusés aux premiers jeu du Ouikende, déclinés par les heureux gagnants. Ce qui m'étonne, quand même.

Posté par Pimali à 00:28 - Jeu du ouikende - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 juillet 2007

Jeu du ouikende V

Cette semaine fut rude, mais les vacances se terminent, la liberté c'est lundi et pas aujourd'hui, même si on est le 14 juillet! Donc je n'ai pas fait beaucoup de cuisine, il n'y a pas de concoction bizarre et surtout ratée à découvrir aujourd'hui, mais le morceau d'un instrument extraordinaire dont j'ignorais l'existence jusqu'à récemment.
Evidemment, les pros de la cuisine, les pâtissières émérites, les Bocuse des marmites vont se gausser. Mais les autres peuvent essayer de deviner à quoi appartient ce bout de bidule.
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Posté par Pimali à 02:18 - Jeu du ouikende - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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