Quand c'est noir, c'est que c'est cuit!

Expériences culinaires et gustatives en Nouvelle-Zélande: une place toute particulière est réservée aux ratés et à tout ce qui n'est pas bon. C'est plus drôle.

24 juin 2007

Cake au super jambon

Prise par mes obligations mondaines (aller au cinéma avec une copine) j'ai encore eu le coeur serré et ai entrepris de laisser un repas prêt à mon clan esseulé.
Un petit coup d'oeil hâtif sur mon site de recettes de référence, et je tombe sur le cake au jambon. Un gâteau salé, dans mes cordes, il suffit de mélanger tous les ingrédients, de jeter le tout dans un moule et au four pour 40 minutes.

Veine! Il me reste une tranche de jambon! Précisons tout de suite que la tranche de jambon locale fait quatre fois l'épaisseur française, encore une différence de taille.
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En effet, la première fois que j'en ai acheté, ça a donné à peu près ceci:
- Je voudrais cinq tranches de ce jambon, là, s'il vous plaît, dis-je en montrant une des piles (jambons, saucissons, salamis sont tous débités d'avance en vitrine)
- Voilà, ça fait un kilo tout rond. Vous voulez autre chose?
- Euh, non, en fait, vous n'avez pas des tranches plus fines?
- Ben si, y'a le "shaved ham", ajoute la charcutière en me montrant le bac dans lequel se bousculent des vagues de jambon finement découpé, genre papier à cigarettes.
- Non, en fait je voudrais ce jambon, en montrant celui prévu à l'origine, mais plus fin.

Hoquet de surprise, regard effaré, départ pour les tréfonds du magasin sur ces mots "Je vais demander à mon chef!"
Quelques instants après, retour de la vendeuse portant fièrement un jambon entier qu'elle dépose sur la trancheuse. Dix minutes plus tard l'appareil est enfin réglé sur un format décent, il devait être coincé sur le programme "épaisseur bifteck". Depuis, je me contente de deux tranches.

Or donc, il m'en restait, j'ai suivi à peu près la recette en remplaçant l'huile d'olive par de la crème fraîche qui traînait et qu'il ne fallait pas perdre.
A la réflexion, un peu d'huile d'olive aussi .
Et des tomates séchées que personne n'aime mais qu'il faut bien écouler, je les ai découpées aux ciseaux en espérant que personne ne réalise ce que c'est avant d'avoir fini de manger.

Au bout des 40 minutes requises, méfiante, j'ai enfoncé la broche à rôti dans le joli cake bien brun, et la retire couverte de pâte pas cuite.
Zut.
Je tripote un peu les boutons du four, passe à un autre programme (comprends rien à ce four) et je finis par le sortir après bien une heure de cuisson.
Démoulage impeccable, mais la croûte résiste avant que le couteau, une fois la victoire de surface remportée, ne tombe dans un abîme de pâte molle dans laquelle le jambon, entraîné par son poids, a sombré sans rémission.

Je suis partie au cinéma lâchement, laissant Monsieur Pim se débrouiller.

Le cake au jambon est bien meilleur le lendemain.


Posté par Pimali à 07:15 - entrées - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Monsieur Pim, Pi, Ma et Li, n'ayant rien eu à manger pendant 36 heures se sobnt précipités le lendemain soir sur le cake au jambon, c'est cela?

    Posté par moizelle_jeanne, 03 décembre 2007 à 20:33

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