Quand c'est noir, c'est que c'est cuit!

Expériences culinaires et gustatives en Nouvelle-Zélande: une place toute particulière est réservée aux ratés et à tout ce qui n'est pas bon. C'est plus drôle.

02 juin 2007

Des rillettes contre vents et marées

IMG_3474Non mais, c'est pas parce qu'on est au bout du monde (cherchez pas, y'a pas plus loin) qui plus est en milieu hostile, qu'on doit se priver!
Pas de rillettes dignes de ce nom à Wellington-city? On ne parlera pas d'une louable tentative d'un cafetier français installé ici, à qui j'ai acheté au prix du lingot d'or au cours le plus haut, quelques grammes d'un pâté mouliné et baptisé rillettes (enfin, le nom, c'était pour rire, j'ai supposé). Que faire?

Allions-nous, moi, ma moitié Monsieur Pim et mes trois rejetons Pi, Ma et Li, rester sans rillettes? Que nenni, Monsieur Pim a pris le taureau par les cornes et m'a courageusement envoyée en exploration, munie de ma carte de paiement et de la traduction des mots gras de porc et saindoux écrite sur un petit papier (porc, je sais le dire).

Ma mission: trouver une boucherie, puis une fois l'objectif repéré, essayer de converser avec les natifs pour obtenir les ingrédients voulus.

Notre ami François avait repéré un endroit qui pouvait s'assimiler à une boucherie et j'ai réussi à y mener ma Daihatsu. Non, ce n'est pas un autre de mes enfants, c'est ma voiture.

La boucherie en était bien une, c'est Preston's pour ceux qui viendraient à Wellington un jour et crèveraient d'envie de faire des rillettes. J'ai parlementé un moment entre les piles de boîtes de biscuits, le dos rafraîchi par le frigo à boissons et bercée par le ronron de la machine à café (oui, ça fait aussi salon de thé) et, l'air très dubitatif, la bouchère a écouté ma demande.
- Du gras de porc? Oh ben non, on n'en a pas.
- Vous avez du porc, quand même, vous êtes sûre qu'il n'y a pas un petit bout de gras quelque part?
- Ah! Du gras de porc? C'est ça que vous voulez?
- Oui, du gras, de porc, du gras de porc, quoi.
- Ah ben, on n'en a pas plus de 10 kilos par semaine, ça fait pas beaucoup.
- Euh, juste une livre, c'est possible?
- Bah, euh, je vais voir.

Départ pour l'arrière et retour dix minutes plus tard, sourire aux lèvres et petit sac à la main. Bon, le demi-kilo s'est transformé en 852 grammes, mais comme ce sont des anglo-saxons, j'ai trop rien osé dire, c'est peut-être la livre avoirdupoids qui est encore en vigueur dans cette boucherie.

Préoccupée par l'obtention du précieux gras, j'ai complètement oublié le saindoux, qui se dit, logiquement, en anglais "lard".

J'ai rapporté mes trouvailles à Monsieur Pim (j'ai aussi pris du filet mignon, fastoche celui-là) qui s'est muni d'une page de Marmiton et a réalisé les rillettes. Sans saindoux. Il est fort Monsieur Pim.

J'ai aussi pris en photo les cornichons qui feront peut-être l'objet d'un autre article passionnant.

Posté par Pimali à 00:52 - entrées - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Bon écoute là

    tu me fais peine...... tu veux pas que je t'en envoie quelques boîtes ? Au fait c'est où exactement ton bout du monde ?

    Posté par choupanenette, 25 juillet 2007 à 12:21

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